Could Open Data Help Arts and Culture Listings? - snapshot from the blog post accompanying the report release

« Les agendas culturels ne fonctionnent plus. Est-que des données ouvertes pourraient les améliorer? » C’est la question qu’ont explorée des chercheurs gallois dans un rapport de Nesta et Satori Lab. Ils en sont venus aux constats suivants :

Il n’existe pas de norme de données utilisée à grande échelle pour publier des agendas culturels;

Plusieurs lieux culturels éprouvent des difficultés à rejoindre leur auditoire;

Le secteur des arts a une mauvaise compréhension des données ouvertes et ne s’y intéresse pas assez;

Lorsque des données sont publiées conformément à des normes claires, il devient possible de concevoir de nouveaux services innovateurs afin de résoudre ces problèmes.

Could open data help arts and culture listings? A discovery report, Nesta et The Satori Lab, 2019 [traduction libre]

Ce rapport exploratoire tire des conclusions très semblables à celles des rapports La numérisation des arts du spectacle et État des lieux sur les métadonnées relatives aux contenus culturels publiés au Canada en 2017. En effet, le développement et l’adoption de normes de données – ouvertes et liées – constitue un passage obligé si l’on veut résoudre les enjeux de la découvrabilité du spectacle vivant.

Voici quelques éléments de ce rapport exploratoire que j’aimerais souligner et à propos desquels je souhaite apporter un éclairage additionnel.

Le rapport recommande que les organismes artistiques utilisent le vocabulaire Schema.org développé par Google, Bing, Yahoo et Yandex. Ainsi que je le mentionnais dans ce billet, en l’absence d’une norme propre au secteur des arts de la scène, le vocabulaire Schema représente en effet une norme très utile pour les organismes artistiques. Il convient toutefois de mentionner qu’il existe d’autres normes comme les ontologies RDF classiques (FRBRoo, CIDOC-CRM, RDA) qui sont beaucoup mieux adaptées au partage et à la réutilisation de données entre organismes artistiques (voir cette excellente vidéo du Plan culturel numérique du Québec sur la réutilisation et l’enrichissement des métadonnées). Il est en outre facile d’établir des équivalences entre ces ontologies RDF et Schema afin de se conformer aux exigences de découvrabilité de Google. Ce faisant, les ontologies RDF classiques peuvent à la fois répondre aux besoins de Google et répondre aux besoins de l’ensemble des parties prenantes de la chaîne du spectacle.

Le rapport recommande par ailleurs aux gestionnaires de calendriers culturels de donner accès à leur données sous licence libre de droits, par le biais d’une API. Je suis encore une fois en accord avec les auteurs. J’ajouterai de surcroît que les bases de données relationnelles et les API ne sont pas seules solutions envisageables pour le partage de calendriers. Ainsi que je l’ai appris au fil de mes collaborations avec La culture crée, les données ouvertes liées publiées dans un graphe de connaissances sont constituent d’excellentes options technologiques pour favoriser la collaboration et la découvrabilité dans les arts de la scène. Le Consortium W3C résume les avantages données graphes ou données liées de cette façon :

Les approches traditionnelles relativement aux données ont mis l’accent sur les base de données tabulaires (SQL/RDBMS) […]. Nous sommes présentement au milieu d’une profonde transformation à la faveur de données graphes constituées de nœuds connectées par des liens directs et explicites. Les données graphes sont :
◼ Plus rapide que les requêtes SQL et les opérations JOIN;
◼ Mieux adaptées à l’intégration de données provenant de sources hétérogènes;
◼ Mieux adaptées aux contextes dans lesquels le modèle de données est en évolution.

World Wide Web Consortium, W3C Data Activity: Building the Web of Data [traduction libre]

C’est, dans tous les cas, l’approche préconisée par l’initiative Un avenir numérique lié.

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